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HISTOIRE

De l'apprentissage parisien à la création en Bretagne...

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Je m'appelle Claire, artisan patronnière-piqueuse de tiges en botterie sur-mesure.


Originaire de Bretagne, j'ai quitté le foyer familial à l'âge de 15 ans, en 2009, pour me former à la botterie traditionnelle pendant deux années d'apprentissage aux Compagnons du Devoir, puis par la maison Massaro (chausseur de luxe et métier d'art du groupe Chanel) pour me spécialiser comme PATRONNIÈRE et PIQUEUSE de tiges.


Mon métier consiste à dessiner un modèle de chaussure sur une forme en bois, laquelle correspond aux mesures du pied d'un client.

À partir de ce dessin fait surtout à l'oeil et main levée, je réalise un patronnage. 

Le patronnage sert à obtenir des gabarits en papier cartonné pour chaque pièce qui constitue la chaussure, relevant les lignes en volume pour les mettre à plat.

C'est avec ce patronnage que je coupe toutes les pièces de peausserie à la main.

Puis intervient mon savoir-faire de piqueuse de tiges...

Tiges, c'est le nom qu'on donne au dessus des chaussures (sandales, escarpins, souliers, bottes...). Ce qui enveloppe le pied.


Je coupe les pièces, les pare, brûle, teinte, assemble les morceaux de peau entre eux avec de la colle ou des coutures main, puis je pique le tout à la machine, remettant ainsi en volume ce qui était plat. C'est la magie d'un bon patronnage...


Ce métier ancien et raffiné est devenu rare.


En 2015,  j'ai quitté la maison Massaro après 6 merveilleuses années de collections pour les défilés Chanel, aux côtés de mes très chers maîtres Jacques Zakoyan et Philippe Atienza.

Je me suis lancée  à mon compte, seule, comme sous-traitante de plusieurs maisons de botterie de Paris à Dubaï, avec un menu détours par l'orthopédie Suisse.


Depuis 2019 je suis également enseignante dans le centre de formation Maurice Arnoult à Paris, une association qui perpétue le savoir-faire bottier traditionnel dans une ambiance familiale.


En 2021, pleine crise économique et sanitaire, je n'avais plus de commandes en sous-traitance, alors ai tenté le tout pour le tout en lançant mon propre magasin "Atelier Claire Daubé - façons de bottière", élargissant mon activité avec la création de chaussons bébé et petite maroquinerie.

Les effets de la crise m'ont contrainte à mettre la clé sous la porte au bout d'un an.


En 2022, déboussolée par cette première faillite, je me suis réfugiée dans une start-up de semi-industrie de la chaussure pour la première fois, épopée courte mais éprouvante.

Je m'y sentais déracinée du monde amoureux des métiers d'art que j'avais connu jusqu'alors. Mais en suis sortie enrichie, comme par toute expérience dans la vie.


Me voici remontée à cheval, reprenant mon activité de sous-traitante, l'artisanat pur, la création, la recherche, et l'expérimentation perpétuelle de matières plus nobles. Liberté !


À travers Atelier Claire Daubé, j'ai désormais TROIS objectifs:

.  devenir une bottière accomplie au fil de ma vie, sachant l'art de chausser, pour le PLAISIR. 

.  Continuer de servir les autres bottiers de mes paires de tiges, ma spécialité...

Agir pour les animaux, l'eau et la terre, et pour nous les Hommes, étudiant sans arrêt les entrailles de la matière pour aimer mon ouvrage, le rendre beau et utile. 


Histoire: À propos
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